PSSD : Comprendre la Dysfonction Sexuelle Post-IRS

La Dysfonction Sexuelle induite par les Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine (PSSD en anglais) est un phénomène médical qui commence à être davantage reconnu et compris dans le domaine de la santé neurologique. Cette condition peut affecter des personnes après l’arrêt de leur traitement, particulièrement ceux affectant la recapture de la sérotonine (ISRS / ISRN).

PSSD : Comprendre la Dysfonction Sexuelle Post-IRS
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Témoignages de patients anglophones :

“Engourdissement génital. Anorgasmie. Aucune émotion romantique. Anhédonie. Deux ans depuis la prise de médicaments. Cela a pris seulement 2 mois à détruire ma vie”


Témoignage issu du PSSD network

“On m’a prescrit 20 mg de Cymbalta pour une douleur nerveuse. Ça a aidé à soulager la douleur, mais ça a rendu mes organes génitaux engourdis. Je n’ai pris le médicament que pendant 5 semaines, mais mes organes génitaux sont toujours engourdis deux mois plus tard.”


Témoignage issu du PSSD network

“J’ai seulement pris 3 pilules d’un ISRS prescrit. J’ai un engourdissement génital, aucune libido, ni émotion positive. Aucun médecin ne me prend au sérieux. Ils disent que les symptômes viennent de la dépression. C’est un cauchemar éveillé. Je suis une personne souffrant du PSSD”


Témoignage issu du PSSD network

Quelle est la différence entre le PSSD et les effets secondaires sexuels ?

La différence entre le PSSD (dysfonction sexuelle post-IRS) et les effets secondaires sexuels réside principalement dans la durée et la persistance des symptômes.

Effets secondaires sexuels classiques sous ISRS/ISRN :

Lorsqu’un individu commence un traitement par ISRS, il peut expérimenter divers effets secondaires sexuels tels que des problèmes de libido, de plaisir sexuel, des dysfonctionnements érectiles, des difficultés d’orgasme, ou une insensibilité génitale.

Ces effets sont généralement temporaires et sont présents uniquement pendant la durée du traitement. La plupart des patients constatent que ces symptômes disparaissent progressivement à mesure qu’ils s’adaptent au médicament ou peu après l’arrêt du traitement.

PSSD (Post-SSRI Sexual Dysfunction) :

À l’inverse, le PSSD se caractérise par la persistance de ces symptômes sexuels négatifs même après l’arrêt complet des ISRS. Ces effets peuvent durer des mois, voire des années, sans signe notable d’amélioration, ce qui suggère un changement potentiellement durable ou permanent dans la fonction sexuelle. Le PSSD est beaucoup moins commun que les effets secondaires sexuels temporaires, mais il est significativement plus perturbant et difficile à traiter.

La principale préoccupation avec le PSSD est qu’il n’est pas toujours anticipé. Beaucoup de patients et de professionnels de la santé ne sont pas pleinement informés des risques de dysfonctions sexuelles persistantes, ce qui peut entraîner des surprises et une détresse significative pour ceux qui en sont affectés. La reconnaissance et la recherche continues sur le PSSD sont cruciales pour développer des stratégies de gestion efficaces et pour informer adéquatement les patients des risques potentiels avant de commencer un traitement par ISRS ou IRSNa.

Quels sont les symptômes des personnes atteintes de PSSD ?

Le PSSD network rapporte plusieurs symptômes typiques du PSSD :

  1. Changement durable des sensations génitales : Cela peut inclure une diminution de la sensibilité tactile ou une altération de la sensation érogène (sexuelle), rendant les contacts physiques moins agréables ou perceptibles.
  2. Dysfonctions Sexuelles Persistantes :
    • Réduction ou perte de libido : Une diminution significative de l’intérêt pour l’activité sexuelle.
    • Dysfonction érectile chez les hommes : Difficultés à obtenir ou à maintenir une érection.
    • Troubles de l’orgasme : Difficultés à atteindre l’orgasme ou réduction de la sensation de plaisir pendant l’orgasme.
  3. Symptômes Sexuels Auxiliaires :
    • Douleur génitale.
    • Sensibilité réduite des mamelons.
    • Diminution des érections nocturnes chez les hommes.
    • Réduction de la force éjaculatoire chez les hommes.
    • Gland flasque pendant l’érection chez les hommes.
    • Sécheresse vaginale chez les femmes.
  4. Symptômes Non Sexuels :
    • Engourdissement émotionnel : Incapacité à ressentir des émotions de manière normale.
    • Dépersonnalisation : Sentiment de détachement par rapport à soi-même ou à son environnement.
    • Problèmes sensoriels : Altérations du toucher, de l’odorat, du goût, ou de la vision.
    • Déficience cognitive : Difficultés de concentration ou de mémoire.

Le PSSD peut être particulièrement troublant car il affecte des aspects fondamentaux de l’expérience humaine, y compris l’intimité et l’identité personnelle. La prise de conscience de ce syndrome est essentielle pour une meilleure prise en charge des patients après un traitement par ISRS, et plus de recherches sont nécessaires pour développer des stratégies de traitement efficaces.

L’anhédonie, une opportunité pharmacologique

L’anhédonie, caractérisée par une réduction de la capacité à ressentir du plaisir, présente un champ d’étude fascinant et un défi thérapeutique majeur. Elle se manifeste principalement sous deux formes : anticipatoire et consommatoire, touchant divers aspects de la récompense et du plaisir.

Types d’Anhédonie

Anhédonie anticipatoire

Il s’agit de la difficulté à ressentir du plaisir à l’anticipation d’une activité plaisante. Les mécanismes neurobiologiques impliqués sont principalement dopaminergiques et glutamatergiques. La dopamine est connue depuis longtemps pour jouer un rôle crucial dans la motivation et l’attente de récompense.

Cette forme d’anhédonie est fréquemment observée dans des troubles tels que la dépression majeure, où les patients montrent un manque d’envie ou de motivation à entreprendre des activités qu’ils trouvaient auparavant agréables.

Ce type d’anhédonie se retrouve également chez les personnes souffrant de troubles de la libido.

Anhédonie consommatoire

Cette forme d’anhédonie se caractérise par l’incapacité à éprouver du plaisir lors de la participation à des activités normalement agréables, telles que manger ou avoir des relations sexuelles.

Les circuits impliquant les opioïdes, les orexines, les mélanocortines et les cannabinoïdes jouent un rôle crucial, régulant la satiété et le plaisir associé à l’acte de consommation d’une récompense. Ces systèmes neurobiologiques coordonnent les réponses émotionnelles et physiologiques qui accompagnent les expériences gratifiantes.

Des troubles comme la schizophrénie sont associés à une anhédonie physique et sociale, où les patients peuvent montrer de l’intérêt pour certaines activités mais ne retirent finalement pas de plaisir de leur participation.

Les personnes souffrants de PSSD peuvent également souffrir d’une anhédonie physique et romantique.

Implications Cliniques

L’anhédonie affecte une gamme étendue de troubles neurologiques et psychiatriques. Outre la dépression et la schizophrénie, des troubles neurodégénératifs comme la maladie de Parkinson et d’Alzheimer montrent des composantes d’anhédonie, affectant la qualité de vie des patients. De même, les traumatismes et d’autres conditions psychologiques peuvent présenter des aspects tant anticipatoires que consommatoires de l’anhédonie.

Une besoin thérapeutique à combler

À ce jour, l’anhédonie demeure un besoin non comblé dans le domaine thérapeutique, principalement en raison de la complexité des systèmes de neurotransmission impliqués et de la diversité des troubles affectés. Cependant, cette complexité offre également une opportunité significative pour le développement de nouvelles approches pharmacologiques. Par exemple, les agonistes dopaminergiques pourraient potentiellement améliorer l’anhédonie anticipatoire, tandis que les modulateurs des systèmes opioïdes et cannabinoïdes pourraient cibler l’anhédonie consommatoire.

Le développement de traitements spécifiques pour l’anhédonie pourrait non seulement améliorer les symptômes de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques mais également offrir un aperçu plus profond des mécanismes fondamentaux du plaisir et de la motivation humaine. La recherche continue dans ce domaine est cruciale pour explorer ces voies thérapeutiques et pour fournir aux patients des solutions plus ciblées et efficaces.

Quels sont les médicaments reconnus comme pouvant occasionner des dysfonctions sexuelles permanentes ?

Les antidépresseurs concernés par les avertissements sur les dysfonctions sexuelles persistantes, comme indiqué par l’Agence Européenne du Médicament (EMA), incluent principalement les catégories suivantes :

  1. Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : Il s’agit de la classe la plus couramment associée à des risques de dysfonction sexuelle persistante. Les médicaments courants dans cette catégorie incluent :
    • Fluoxetine (Prozac)
    • Sertraline (Zoloft)
    • Paroxetine (Paxil)
    • Citalopram (Celexa)
    • Escitalopram (Lexapro)
  2. Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (SNRIs) : Ces médicaments sont également liés à des risques de dysfonction sexuelle. Les exemples incluent :
    • Venlafaxine (Effexor)
    • Duloxetine (Cymbalta)
    • Desvenlafaxine (Pristiq)

Existe-t-il d’autres médicaments pouvant occasionner des dysfonctions sexuelles permanentes ?

La littérature scientifique indique que des symptômes similaires au PSSD peuvent survenir après l’exposition à l’isotretinoin (utilisé pour traiter l’acné) et la finastéride (utilisé pour soigner l’hypertrophie bénigne de la prostate, l’hirsutisme et la calvitie).

L’histoire de la reconnaissance du PSSD est complexe et illustre les défis importants en matière de pharmacovigilance. Il a fallu plus de 30 ans et des millions de prescriptions pour que les dysfonctions sexuelles permanentes induites par les ISRS soit officiellement reconnue en 2019 par une autorité régulatrice majeure, en l’occurrence l’Agence Européenne du Médicament (EMA).

Ce retard dans la reconnaissance souligne la difficulté de lier définitivement les effets secondaires à long terme aux médicaments, surtout quand ces effets sont rares ou retardés.

À ce jour, le PSSD est le seul trouble de ce type qui a été formellement reconnu par l’EMA concernant les médicaments les plus prescrits comme les ISRS. Cependant, les communautés de patients atteints de PSSD suggèrent que d’autres médicaments moins couramment prescrits pourraient également induire des dysfonctions sexuelles permanentes. Ces témoignages soulèvent des questions importantes sur d’autres médicaments et leurs effets à long terme, qui n’ont peut-être pas encore été pleinement explorés ou compris.

Quelle est la prévalence de PSSD chez les personnes qui prennent des ISRS / ISRN ?

La prévalence du syndrome de dysfonction sexuelle post-ISRS (PSSD) est généralement considérée comme rare, bien que les données précises soient difficiles à établir en raison du manque de reconnaissance formelle du trouble jusqu’à récemment et de la variabilité des symptômes rapportés.

Selon une étude rétrospective menée sur 19 ans avec une cohorte de 12,302 hommes traités par des antidépresseurs sérotoninergiques en Israël, la prévalence du PSSD a été estimée à environ 0,46% des patients traités, soit environ 4,3 cas pour 100,000 personnes (Ben-Sheetrit & all., 2023). Cette étude a aussi montré que les antidépresseurs sérotoninergiques étaient associés à un risque accru de dysfonction érectile (DE), avec un risque ajusté trois fois supérieur à celui des non-utilisateurs.

Ces résultats suggèrent un risque faible mais significatif de PSSD persistant après l’arrêt des ISRS et des ISRN. La difficulté de diagnostiquer le PSSD et la variabilité des symptômes contribuent à l’incertitude entourant sa prévalence exacte. Ces informations sont cruciales pour les processus de consentement éclairé avant de commencer un traitement par antidépresseurs sérotoninergiques.

Quel est l’impact du PSSD sur la qualité de vie ?

L’impact de la dysfonction sexuelle post-IRS (PSSD) sur la qualité de vie des patients est profond et souvent dévastateur. Les personnes atteintes de PSSD subissent non seulement des symptômes physiques persistants, mais ressentent également des effets négatifs considérables sur leur bien-être émotionnel et social.

L’étude réalisée par Studt et al. (2021) offre une analyse approfondie de la dysfonction sexuelle post-IRS (PSSD) et son impact sur la qualité de vie. Publiée dans The International Journal of Risk & Safety in Medicine, cette enquête a impliqué la distribution de questionnaires à un groupe de soutien en ligne pour individus affectés par PSSD. Les résultats révèlent que la majorité des répondants (92 %) avait utilisé des ISRS, et 8 % avaient utilisé des IRSN ou des antidépresseurs atypiques.

Détresse Émotionnelle :

De nombreux patients rapportent une détresse significative due à l’incertitude et à la nature persistante de leur condition. La perte de fonction sexuelle peut entraîner de l’anxiété, de la dépression et une baisse de l’estime de soi, aggravant encore l’impact émotionnel de la condition initiale pour laquelle les ISRS ont été prescrits.

Impact sur les Relations :

PSSD peut gravement affecter les relations intimes. Les difficultés à maintenir des relations sexuelles satisfaisantes peuvent conduire à des tensions ou des ruptures dans les partenariats, isolant davantage les patients et contribuant à une détresse émotionnelle accrue.

Stigmatisation et Isolation :

La méconnaissance de PSSD parmi les professionnels de la santé et le grand public peut amener ceux qui en souffrent à se sentir incompris ou stigmatisés. Cette situation peut entraîner une réticence à chercher de l’aide et une isolation sociale.

Difficultés Professionnelles :

La douleur et la détresse émotionnelle associées à PSSD peuvent nuire à la capacité des individus à fonctionner efficacement au travail, affectant leur performance professionnelle et, par extension, leur stabilité financière.

Qualité de Vie Globale :

Les études, telles que celle menée par un groupe de soutien en ligne pour les personnes atteintes de PSSD, montrent que la majorité des patients perçoivent l’impact de PSSD sur leur qualité de vie comme extrêmement négatif. Cette perception est souvent le résultat d’une combinaison de douleur physique, de dysfonctionnement sexuel, de détresse émotionnelle, et d’un manque de solutions thérapeutiques efficaces.

La nécessité d’une prise de conscience accrue et d’une recherche approfondie est cruciale. Une meilleure compréhension de PSSD pourrait mener à des traitements plus efficaces et à une meilleure qualité de vie pour ceux qui en sont affectés. Il est essentiel que les prescripteurs soient bien informés sur les risques de PSSD et discutent ouvertement avec les patients des potentiels effets secondaires des ISRS, pour que ceux-ci puissent prendre des décisions éclairées concernant leur traitement.

Causes et explications neurobiologiques du PSSD

Les mécanismes neurobiologiques proposés pour expliquer la dysfonction sexuelle post-IRS (PSSD) sont complexes et variés, reflétant l’interaction de plusieurs systèmes biologiques sous l’effet des ISRS. Voici une exploration approfondie des théories principales :

1. Modification de l’expression génique :

Les ISRS pourraient induire des modifications épigénétiques qui altèrent durablement l’expression des gènes. Ces modifications peuvent affecter les gènes codant pour les récepteurs de la sérotonine et d’autres neurotransmetteurs. L’épigénétique, qui comprend les processus comme la méthylation de l’ADN et la modification des histones, peut changer la manière dont les gènes sont exprimés sans altérer la séquence d’ADN sous-jacente. Ces changements peuvent persister longtemps après que l’exposition au médicament a cessé, influençant ainsi la fonction sexuelle de manière prolongée.

2. Interactions dopamine-sérotonine :

Les ISRS augmentent les niveaux de sérotonine dans le cerveau, ce qui peut perturber l’équilibre entre la sérotonine et la dopamine, deux neurotransmetteurs essentiels pour la régulation de l’humeur et la fonction sexuelle. La sérotonine peut inhiber la libération de dopamine dans certaines régions du cerveau, ce qui pourrait contribuer à une baisse de la libido et à d’autres dysfonctions sexuelles. Un déséquilibre entre ces deux neurotransmetteurs peut donc affecter négativement la réponse sexuelle et le désir.

3. Régulation à la baisse des récepteurs 5HT1A :

Une des hypothèses suggère que l’utilisation prolongée des ISRS pourrait entraîner une régulation à la baisse ou à une désensibilisation des récepteurs 5HT1A dans le cerveau. Ces récepteurs, lorsqu’ils sont activés normalement, ont un effet inhibiteur sur la libération de sérotonine. Leur régulation à la baisse pourrait conduire à une activité sérotoninergique anormalement élevée, ce qui peut perturber les mécanismes neurologiques impliqués dans la fonction sexuelle.

La désensibilisation des récepteurs 5HT1A post-synaptiques dans plusieurs régions du cerveau (par exemple, l’amygdale, l’hypothalamus et le cortex préfrontal) pourrait être à l’origine d’une partie des mécanismes qui sous-tendent l’apparition du PSSD.

Le récepteur post-synaptique 5HT1A a un effet large et prononcé sur le comportement sexuel. Normalement, il désinhibe la signalisation excitatrice de la dopamine (DA) et de la norépinéphrine (NE) tout en provoquant une augmentation de la libération d’ocytocine, qui à son tour provoque une sensibilisation du système limbique aux effets de la b-endorphine (Peleng, LC & all., 2022).

4. Neurotoxicité de la sérotonine :

Une exposition prolongée à des niveaux élevés de sérotonine, souvent résultant de l’utilisation à long terme des ISRS, pourrait conduire à une neurotoxicité. Cela signifie que la sérotonine, bien que généralement bénéfique à faibles niveaux, pourrait endommager ou tuer les cellules nerveuses à des concentrations plus élevées ou sur une longue période. Cette neurotoxicité pourrait affecter les neurones et les circuits neuronaux impliqués dans la sexualité, conduisant à des symptômes persistants de PSSD.

5. Changements hormonaux :

Les ISRS peuvent également influencer les niveaux d’hormones sexuelles, telles que la testostérone, la progestérone et l’œstrogène, qui jouent un rôle crucial dans la régulation de la fonction sexuelle. En perturbant la production ou le métabolisme de ces hormones, les ISRS pourraient provoquer ou exacerber des dysfonctions sexuelles. Par exemple, une diminution de la testostérone peut directement conduire à une baisse de la libido et à des dysfonctions érectiles chez les hommes, tandis qu’une altération des niveaux d’œstrogènes peut affecter la lubrification vaginale et le désir sexuel chez les femmes.

Traitement et prise en charge du PSSD

Actuellement, il n’existe pas de traitement spécifique pour la PSSD, ce qui rend sa gestion particulièrement difficile. Les communautés de patients atteints de PSSD explorent et expérimentent des options de traitement par eux-mêmes. Certains médicaments ou plantes semblent soulager des symptômes :

Une petite étude rétrospective italienne de 2022 indique que la vortioxetine pourrait également soulager certains patients. Mais les patients atteints de PSSD signalent également que la vortioxétine est un médicament susceptible de provoquer une atrophie génitale.

La recherche est essentielle pour développer et découvrir des traitements efficaces.

Conclusion

La reconnaissance de la PSSD est un pas important vers la compréhension et l’amélioration de la prise en charge des dysfonctions sexuelles induites par des traitements antidépresseurs. Cela souligne également l’importance de la surveillance attentive des effets secondaires sexuels pendant et après le traitement par ISRS. Pour ceux qui sont touchés, obtenir un soutien adéquat et discuter ouvertement avec leur médecin peut aider à gérer les impacts de cette condition troublante.

La compréhension de mécanismes biologiques impliqués dans le PSSD peut également aider à mieux prédire qui pourrait être à risque de PSSD et à gérer les traitements de manière plus personnalisée pour minimiser les effets secondaires. À mesure que notre compréhension s’approfondit, on peut espérer de meilleures stratégies de gestion et de traitement à l’avenir.

Références scientifiques

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  • Healy, D., Bahrick, A., Bak, M., Barbato, A., Calabrò, R. S., Chubak, B. M., Cosci, F., Csoka, A. B., D’Avanzo, B., Diviccaro, S., Giatti, S., Goldstein, I., Graf, H., Hellstrom, W. J. G., Irwig, M. S., Jannini, E. A., Janssen, P. K. C., Khera, M., Kumar, M. T., Le Noury, J., … Waraich, A. (2022). Diagnostic criteria for enduring sexual dysfunction after treatment with antidepressants, finasteride and isotretinoin. The International journal of risk & safety in medicine, 33(1), 65–76. https://doi.org/10.3233/JRS-210023
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  • Studt, A., Gannon, M., Orzel, J., Vaughan, A., & Pearlman, A. M. (2021). Characterizing post-SSRI sexual dysfunction and its impact on quality of life through an international online survey. The International journal of risk & safety in medicine, 32(4), 321–329. https://doi.org/10.3233/JRS-210039

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