Pourquoi vous ne ressentez rien en faisant l’amour ?

Dans cette vidéo, je vais vous partager 5 raisons qui peuvent limiter ou bloquer votre plaisir sexuel, même lorsque vous êtes avec une personne de confiance, une personne que vous appréciez.

Une chose importante que je veux vous dire c’est qu’il y a des solutions. Vous n’êtes pas condamnée à avoir une sexualité ennuyeuse et frustrante.

Le plaisir c’est vraiment mon sujet de prédilection, je l’ai étudié pendant des années et aujourd’hui, en tant que Consultante en Santé sexuelle, j’aide les personnes comme vous à développer leur plaisir et à atteindre l’orgasme.

Pour mieux comprendre votre situation, je vous propose d’analyser votre situation afin de mieux préciser ce que vous vivez et de télécharger le document ci-dessous.

Document : Mieux comprendre votre plaisir

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Quelques questions pour clarifier votre absence de plaisir sexuel

Je vous invite à répondre aux questions directement dans le document que vous venez de télécharger. Si vous souhaitez avoir mon avis sur votre situation, vous pouvez m’écrire en m’envoyant un message répondant à ces diverses questions :

  • À quels moments vous ne sentez pas de plaisir ?

Par exemple, lorsque vous vous caressez vous-même, est-ce que vous avez des sensations agréables ? Qu’en est-il lorsque vous êtes avec un ou une partenaire. Est-ce que votre expérience est différente ? Est-ce que votre expérience est différente en fonction du partenaire ?

  • Quelles sont les pratiques avec lesquels vous ressentez du plaisir, et quelles sont celles avec lesquelles vous ne sentez rien ou pas grand chose ?

Il arrive par exemple très souvent que des femmes ressentent peu de sensations à la pénétration mais peuvent en ressentir avec le cunnilingus ou des caresses digitales sur le clitoris. Il peut aussi arriver que des femmes ressentent des sensations uniquement avec des jouets sexuels, voir n’en ressentent quasiment aucune quelques soient le type de stimulation.

Chacun a une expérience qui lui est propre et vous êtes complètement unique. Même si vous n’êtes pas seule personne à vivre des difficultés en lien avec le plaisir, celles-ci se manifestent différemment d’une personne à l’autre.

  • Imaginons une échelle de 0 à 10, zéro renvoie à zéro sensations de plaisir et 10 à un plaisir super intense, super agréable, bref, le top du top. Maintenant, je vous invite à repensez à des expériences sexuelles passées.
  • À quel endroit vous situez-vous sur l’échelle du plaisir ?
  • Quel est votre niveau de plaisir quand vous êtes seule ou quand vous êtes avec une autre personne mais aussi, quel est votre niveau de plaisir en fonction des différentes pratiques sexuelles que vous avez déjà essayé ?

Par exemple, seule vous pourriez parvenir à ressentir 8/10 de plaisir en vous caressant le clitoris. Mais dans un tout autre contexte il se pourrait que vous ne sentiez que 2/10 par exemple si les caresses vous étaient données par la main d’un partenaire. Un autre exemple : lors d’un cunnilingus vous pourriez être à 5/10 et lors d’une pénétration vous pourriez être à 0/10. Vos ressentis peuvent varier en fonction du contexte et des pratiques et il peut ainsi être intéressant que vous preniez le temps de voir où vous vous situez.

Par ailleurs, on peut avoir tendance à considérer ne ressentir aucune sensation mais quand on prend le temps d’observer réellement nos sensations, on peut réaliser qu’il y a en réalité plus de nuances et de subtilités.

  • Depuis combien de temps avez-vous remarqué ressentir aucun plaisir ? Est-ce que ça fait une ou deux semaines, des mois ou des années ?

Si vous pouviez constituer une sorte d’historique de votre plaisir, à quel moment avez-vous ressenti des sensations ? Quel était le contexte ? Et quels étaient les moments marqués par de faible niveau de plaisir ?

Parvenez-vous à identifier des événements, des changements, des façons de fonctionner qui pourraient expliquer partiellement ou totalement votre situation actuelle ?

Maintenant que vous avez fait ce petit état des lieux, on va pouvoir s’intéresser aux raisons principales qui peuvent expliquer pourquoi vous ne ressentez rien en faisant l’amour.

Le regard social et la culture

Un jour une femme, appelons la Justine, ne ressentait pas de plaisir avec son partenaire qu’elle aimait pourtant beaucoup. Elle ne comprenait pas et culpabilisait. En creusant un peu, Justine s’est rendu compte qu’elle avait peur d’être ridicule, elle avait qu’en se laissant aller à la jouissance, qu’elle face des grimaces et que du coup elle soit jugée négativement par son partenaire. Et cette peur du ridicule l’empêchait d’être pleinement détendue et présente à ces sensations. Plutôt que d’être centrée sur elle, Justine était ailleurs, elle était dans ces pensées et dans son émotion de crainte, de peur d’être mal jugée.

Pour la plupart d’entre nous, la sexualité est un domaine dans lequel on peut se sentir vulnérable. D’une part parce que nous sommes nue et pas forcément très à l’aise avec notre corps, et d’autres parts parce qu’on peut se sentir inconfortable avec la sexualité en elle-même. Durant notre enfance ou notre adolescence, nous avons tous été confrontées à des images ou à des messages qui étaient parfois positifs, parfois négatifs et parfois ils étaient mêmes contradictoires.

Dépendamment des messages auxquels on a été exposé, de leur contenu, de leur fréquence, ceux-ci ont pu s’intégrer à l’intérieur de nous au point d’avoir une influence encore aujourd’hui, sur nos processus physiologiques automatiques du plaisir.

  • Rappelez-vous : quelle était la place de la sexualité dans votre famille ?
  • Était-ce un sujet dont vous parliez assez librement ou était-ce plutôt, un sujet tabou, un sujet gênant dont personne ne parlait ?

Imaginez maintenant si… vous aviez été dans une famille ouverte, une famille où vous pouviez parler de sexualité avec autant d’aisance que vous pouvez parler de nourriture, de sport ou de musique.

Imaginez si on vous avait régulièrement répété que la sexualité était une belle façon de se connecter avec les autres, et une belle façon de s’aimer soi-même ?

Imaginez si vous aviez l’intime conviction que le plaisir sexuel est un plaisir tout aussi valable que le plaisir de manger un bon repas entre amis ou le plaisir de se prélasser l’été, en plein soleil.

Imaginez si la sexualité, si le plaisir sexuel, était associé à l’intérieur de vous à la liberté, au calme, à la joie, à la complicité,  à quelque chose de naturel, à quelque chose d’aussi naturel que le simple fait de respirer.

  • Qu’est-ce que ça changerait pour vous aujourd’hui ? Est-ce que ça vous aurait aidé à mieux vous sentir dans votre sexualité ?

Du fait de leur vécu ou du fait de leur éducation, pour certaines personnes, le plaisir est une source de honte et de culpabilité. Avoir une mauvaise image de la sexualité, comme vous pouvez le deviner, peut nourrir un blocage ou une limitation dans le fait même de ressentir du plaisir.

Par ailleurs, on peut avoir peur du jugement des autres et notamment celui de notre partenaire. Le plaisir peut ainsi être le symbole du péché, du mal, du danger, donc le symbole de ce qu’il faut éviter de faire.

Si l’éducation peut clairement façonner notre rapport à la sexualité, il est loin d’être le seul à en limiter l’expression.

Du réveil à l’appréciation des sensations

Un jour, je me suis demandée : qu’est-ce qui fait qu’on aime une musique plutôt qu’une autre ou un aliment plutôt qu’un autre ? Qu’est qui fait qu’on apprécie ou non la sexualité ?

Pour répondre à cette question, je vais vous raconter un bout de ma propre histoire. Quand j’étais au début de l’âge adulte, j’ai découvert la cuisine indienne et la cuisine chinoise. Et par la même, j’ai découvert une herbe très utilisée dans ce type de cuisine et que je trouvais dégueulasse. Cette herbe, je ne sais pas si vous la connaissez, c’est la coriandre. À cette époque, j’habitais à Lyon et j'avais des amis qui adoraient cette herbe et donc ça m’arrivait régulièrement de manger des plats qui en contenaient. J’aurais pu ne pas en manger mais en fait dans mon éducation j’ai appris à manger les choses même si je ne les aimais pas. Et un jour, je me suis rendu compte, que la coriandre que je trouvais avant dégueulasse m’était devenue agréable. Je dirais même que la coriandre avait pour moi très bon goût, au point où je me suis mise à en acheter moi-même pour les mettre dans mes recettes.

Qu’est-ce que cette histoire peut bien vous apprendre sur le plaisir sexuel ?

Et bien en fait, cette histoire me permet d’illustrer un mécanisme de notre cerveau qui est que : plus on est exposé à un aliment, à un type de stimulation, et plus on peut être amené à l’apprécier grâce au pouvoir de l’habituation.

Une des choses qui peut donc expliquer pourquoi vous n’avez pas ou peu de sensations, ça peut être la méconnaissance du fonctionnement de votre corps, le manque de stimulation et le manque de pratique de la sexualité.

Vous aussi, vous avez peut-être entendu dire que votre plaisir viendra avec l’expérience. Il y a bien sûr une part de vraie dans cette phrase : plus vous vous toucherez et plus vous mettrez les chances de votre côté pour développer votre sensibilité.

Mais d’autres obstacles peuvent se mettre au travers de votre chemin, il nous en reste encore 3 à explorer.

Les aléas de l’existence

Marie a une vie bien remplie, elle vit dans son petit appartement à Paris, à 3 rues de là où vit son petit ami. Dans son travail, elle a beaucoup de responsabilités, ce qui est valorisant, mais aussi très stressant, d’autant plus stressant que son entreprise rencontre des difficultés à cause de la crise sanitaire. Elle a peur de perdre son emploi et son stress a déclenché un cycle infernal de pensées négatives. En plus, son copain Maxime a une de ces cousines qui a attrapé la COVID et qui vit plusieurs complications. 

Marie et Maxime vivent des tensions et lorsqu’ils se retrouvent tous les deux ils sont préoccupés et ne parviennent plus à aussi bien se laisser allé dans la sexualité. Ils prennent le temps de se caresser, mais parfois Marie se force, elle se force à aller plus loin parce qu’elle a peur de l’avenir et qu’elle ne veut pas perdre Maxime, ce qui amplifierait encore plus son stress. Mais son stress, justement, bloque la venue du désir. Son énergie est dédiée à alimenter l’ensemble de ces pensées et elle ne parvient plus à ressentir du plaisir. 

Même si la sexualité est un aspect important de notre vie, notre cerveau quant à lui dédie ces ressources à la résolution des problèmes qui concernent notre survie.

Les mauvaises nouvelles en lien avec la santé ou le travail, les peurs et les inquiétudes viennent entraver nos capacités à ressentir du désir et donc peut aussi entraver la venue du plaisir.

  • Dans votre situation, pensez-vous que le stress et l’anxiété peuvent expliquer une partie de vos difficultés ? Depuis quand avez-vous du mal à ressentir du plaisir ?

La capacité rare et précieuse à préserver

Une de nos ressources les plus précieuse est constamment sollicitée. Dans la chambre à coucher, si cette ressource est mal positionnée elle peut nous donner l’impression d’être un spectateur de notre propre corps.

Cette ressource est sollicitée par Facebook, par Google, par Youtube, par Instagram et par toutes les applications qui nous envoient très fréquemment des notifications.

Cette ressource est précieuse parce qu’elle permet de générer évidemment beaucoup d’argent mais surtout parce qu’elle est particulièrement utile pour améliorer notre qualité de vie, y compris notre sexualité.

Mais de quoi est-ce que je vous parle ?

Je vous parle de votre capacité d’attention. Votre capacité à vous concentrer. Cette capacité qui comme vous le verrez  dans le guide 9 secrets pour atteindre l’orgasme, fait partie selon moi des capacités à développer pour jouir d’une sexualité plus épanouie.

Avec l’augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux et du numérique les capacités à rester concentrer pendant de longues durées ont diminué.

Donc j’en profite pour vous remercier pour votre attention, votre attention précieuse, votre attention qui je sais peut-être facilement distraite.

Il y a donc un réel enjeu dans la sexualité et ailleurs, à préserver, à protéger et à renforcer sa capacité d’attention. Et si vous avez envie d’accéder à des exercices guidés, la plupart des programmes que vous trouverez sur OHOUI.FUN vous aideront à développer votre capacité d’attention.

Mais si aujourd’hui vous ne ressentez aucun plaisir, c’est peut-être pour des raisons encore plus profondes.

Les apprentissages inconscients du système nerveux

Gaëlle était une jeune fille très curieuse. Comme beaucoup d’enfants, quand elle avait 7 ans, Gaëlle explorait son corps. Un jour, elle était avec un ami et ils jouaient au docteur. Ils étaient à l'abri des regards, enfermés dans une pièce à part. Ils se touchaient tour à tour, y compris les parties intimes. Ils rigolaient, ils s’amusaient et ils étaient un petit peu fascinés par les différences qu’ils pouvaient observer sur le corps de l’un comme de l’autre. Gaëlle était presque émerveillée par le zizi de son ami. Puis soudain, alors qu’ils étaient en train de passer un bon moment ensemble, un adulte surgit et paniqué par la scène qui se produit sous ses yeux ébahis, il se met à crier, leur ordonne de se rhabiller et d’aller jouer plutôt à l’extérieur. Non seulement Gaëlle a eu peur mais elle a également ressenti de la honte et de l’humiliation d’avoir ainsi été surprise.

Les années passent et Gaëlle a maintenant 9 ans. Elle prend sa douche tranquillement, se savonne tout le corps et pendant que sa mère se maquille à côté, Gaëlle prend le jet d’eau pour se rincer. Elle fait couler l’eau sur ses cheveux, son visage, ses épaules et ses aisselles puis peu à peu elle dirige le jet d’eau vers l’intérieur de ces deux cuisses. La pression de l’eau fait frétiller son clitoris. Gaëlle ferme les yeux et entreprend tout innocemment de savourer ces quelques sensations de plaisir. Puis tout à coup, elle entend la voix de sa mère qui lui demande ce qu’elle fabrique. Gaëlle sursaute, bafouille 3 mots, se rince en vitesse et sort de la salle de bain toute gênée.

Au moment de la puberté, l’entre-jambe de Gaëlle vit des moments de chaleur et sa main est comme attirée pour la toucher. Dans l’intimité, elle se caresse doucement, s’étonne de ne ressentir aucune sensation agréable mais se dit que ça finira pas arriver. Après tout Gaëlle sait bien qu’elle est jeune et qu'elle a beaucoup à explorer.

Adolescente, Gaëlle a 15 ans et un week-end d’été, elle est invitée chez une amie qui fête son anniversaire. Gaëlle se retrouve ainsi dans une maison en campagne avec des filles et des garçons de son âge. La soirée est alcoolisée et les jeunes deviennent de plus en plus désinhibés. À un moment Gaëlle se rapproche d’un garçon avec qui elle partage quelques baisers mais elle ne désire pas aller plus loin. De son côté, le garçon a d’autres idées derrière la tête, il a envie d’avoir des expériences sexuelles pour impressionner ces copains. Il se montre alors particulièrement insistant avec Gaëlle qui sous l’effet de l’alcool et de la fatigue, ne parvient pas à honorer sa propre volonté. Elle cède en espérant qu’il la laisse tranquille mais une fois qu’il a obtenu ce qu’il a tant convoité, il est allé s’en vanter auprès des autres jeunes de la soirée.

Puis dans la nuit, pendant que Gaëlle dormait, il s’est couché près d’elle et a caressé l’intérieur de ces cuisses. Gaëlle fut étonnée de ressentir tant de sensations agréables alors même qu’elle ne voulait plus rien savoir de lui. Après cette soirée, Gaëlle était confuse, se sentait honteuse et humiliée.

À 24 ans, Gaëlle a eu plusieurs opportunités d’avoir des relations sexuelles saines avec d’autres personnes. Elle ne parvient toujours pas à ressentir de plaisir, ni avec elle-même quand elle est seule, ni avec un partenaire de confiance.

Si les abus sexuels sont connus comme pouvant impacter négativement le fonctionnement de la sexualité, que ça soit le désir, le plaisir, l’excitation et l’orgasme, l’histoire de Gaëlle nous montre aussi que nos expériences durant l’enfance peuvent façonner notre vécu sexuel. Ils peuvent aussi nous rendre plus vulnérable face aux expériences négatives durant l’adolescence et le début de l’âge adulte.

Une fois adulte, nous pouvons avoir tendance à oublier ou à minimiser ce que nous avons vécu, mais si y’a une chose importante que vous devez retenir de cette vidéo, c’est que le cerveau d’un enfant ne perçoit pas le monde de la même façon que le cerveau d’un adulte.

Le cerveau d’un enfant est en pleine ébullition, il est ouvert à tous les apprentissages issus des expériences. Par ailleurs, il est dépendant du regard des adultes et il y accorde une grande importance. Dans la perspective d’un enfant, les adultes représentent sa survie et il ne doit surtout pas se les mettre à dos. Il leur obéit et ne fait pas la part des choses entre des réactions appropriées et des agissements déplacés.

À ce stade-ci de cet article, vous vous êtes peut-être reconnue dans certaines des explications. Maintenant, vous aimeriez peut-être savoir comment ressentir du plaisir dans la sexualité ?

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